作词 : Julien Morand 作曲 : Julien Morand Les sociopathes s'organisent en réseaux Crachent leur venin, leur mépris sur la toile Agression 2.0 Lynchage public, supplice viral Caché derrière un pseudo On redevient rapidement animal Sans réfléchir on rejoint le troupeau On retrouve vite cet instinct brutal La meute s'abat sur sa nouvelle proie Lance l’attentat de façon verbale Derrière l'écran l’encéphale Efface les règles, les conduites sociales La haine est vorace, elle s'étale Dans les consciences, elle s'installe Ici la violence est banale La moindre divergence fait scandale On croit jouer, mais les mots font mal Blessure directe, préjudice moral L'ordre et la loi se sont faits la malle Un retour fulgurant à l’état bestial On glorifie un monde clôt Les théories du complot On s'horrifie des contrôles On sort d'ici le cœur gros Ici on peut entendre ce qu'ils pensent tout bas J'ai du mal à comprendre tout ce que je vois De la haine à revendre dans leurs débats Ils veulent réduire en cendres nos valeurs, nos lois On oublie la mesure et la courtoisie Ici les mots sont durs, et la foule choisit D’arracher nos soudures, et nos drapeaux blanc Bienvenue dans ce monde… médisant T'es forcément maudit quand tu maudis les autres Y'a plus de mains tendues Que des doigts pointés quand tu te vautres Je fais attention à ce que je dis Je connais la puissance des mots T'as joué, t'as fini démoli C'est réel, c'est pas tout joli J'suis pour la paix, j'suis démodé Tu vas payer de ton âme pour être modélisé Un jour t'es aimé, un autre t'es acculé, diabolisé Les réseaux c'est la jungle Les racistes qui persistent Les faux spécialistes, t'as tout un bundle Ça médit aussi vite, que la commande d'un burger J'vois que des éducations finir dans un broyeur Des cœurs qui s'assèchent Perdus dans un épais brouillard Pour fermer sa gueule, il est jamais trop tard J'vais pas dégainer mon épée J'prends tout au second degré Si t'es trop émotif, tu devrais te déconnecter Ils ne balayent plus devant leur porte Est-ce que tout est mort dans leur corps ? Ils ont raison quand ils ont tort Je ne débats pas face à des portes Je ne perds pas mon temps car il vaut de l'or Ici on peut entendre ce qu'ils pensent tout bas J'ai du mal à comprendre tout ce que je vois De la haine à revendre dans leurs débats Ils veulent réduire en cendres nos valeurs, nos lois On oublie la mesure et la courtoisie Ici les mots sont durs, et la foule choisit D’arracher nos soudures, et nos drapeaux blanc Bienvenue dans ce monde… médisant Les insultes fusent dans les commentaires Quelques modérateurs se demandent comment taire Ceux qui dans la violence exigent qu'on enterre, La dernière cible communautaire On se nourrit de fake news, Du “tous pourris”, qui s’impose C’est à tout prix qu’on s’oppose, On s'engourdit, en symbiose On perd la lumière des discours édifiants C'est une sorte d'enfer, c'est terrifiant, On parle par derrière, toujours au détriment Ressortent les travers, les sujets déprimants Ils s’affichent sournoisement, Ils parlent très vulgairement, Et leur racisme est fièrement, Assis là au premier rang Les médias sont complices de ce triste cirque Amplifient le signal, pour plus de clics Balance dans leurs articles, une liste de tweets Censée représenter l'opinion publique C'était la promesse d'une nouvelle ère Partager ses idées malgré les frontières Au final on constate un retour arrière Et ce nouveau fascisme qui prolifère Ici on peut entendre ce qu'ils pensent tout bas J'ai du mal à comprendre tout ce que je vois De la haine à revendre dans leurs débats Ils veulent réduire en cendres nos valeurs, nos lois On oublie la mesure et la courtoisie Ici les mots sont durs, et la foule choisit D’arracher nos soudures, et nos drapeaux blanc Bienvenue dans ce monde… médisant